Gaugemancy

©Florian Schmitt


GAUGEMANCY
Pièce chorégraphique pour 4 interprètes 


Conception & Chorégraphie Ali Moini
Distribution (pouvant varier selon les représentations) Émi Sri Hartati Combet, Clément Courgeon, Miguel Garcia Llorens, Chandra Grangean, Ali Moini
Instruments / Programmation Fred Rodrigues
Scénographie Ali Moini
Design Sonore Pouya Ehsaei
Lumière Stéfane Perraud
Costumes Angèle Micaux
Regard Extérieur  Myrto Katsiki
Régie technique Samson Milcent
Administration de production Yann Gibert

Production Selon l’Heure
avec le soutien de la Fondation d’Entreprise Hermès dans le cadre de son programme New Settings

Coproduction
Avec le soutien d’Arcadi Île-de-France, La Passerelle SN St Brieuc, EMPAC New York, La Place de la Danse CDCN Toulouse/Occitanie, Charleroi Danse, Le Manège SN Reims, le Phare CCN le Havre, Theater Freiburg.

Soutien
Compagnie en résidence à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, La Briqueterie CDCN Val de Marne, Institut Français dans le cadre des résidences Hors les Murs, EMPAC New York, Tanzhaus Dusseldorf, le Centre National de la Danse.


Création 2 octobre 2018, La Passerelle Scène Nationale Saint Brieuc 

spectacle soutenu par Arcadi Ile-de-France dans le cadre du parcours d'accompagnement.


Gaugemancy repositionne le travail d'Ali Moini autour du mouvement contraint, le déplaçant sur le terrain du collectif et de la création sonore.

« La genèse de ce projet a commencé par des recherches sur différentes activités non chorégraphiques mais présentant des aspects profondément chorégraphiques. Peu de temps après, j'ai conçu une méthode, sous la forme d'une série de combinaisons mathématiques, ayant pour objectif de conduire un corps à travers différents aspects de pression et de volume.
En effet, en observant ces activités, j’ai été particulièrement attentif à la pression exercée par le corps, la façon dont elle est appliquée, comment le corps témoigne des points de pression et le volume qu’il présente.
La méthode mathématique qui en résultait nous a justement permis de découvrir et d’amplifier la relation qu’établit le corps avec lui-même, avec des entités externes et avec la gravité. Une danse était née.
Nous avons ensuite créé un dispositif sonore, un instrument qui illustre et amplifie les points de pression, tout en s’intégrant au volume du corps. Le spectacle a progressivement pris la forme d’un entraînement de lutte, comme si l’ADN profond du matériel émergeait: la première partie est consacrée à la préparation et la deuxième partie à la pratique. »

    • Ali Moini, 7 novembre 2018

Ali Moini, le compositeur qui invente pour la danse une grammaire neuve
Musicien, acteur, danseur, chorégraphe, l’artiste iranien arrive à Liège et à Bruxelles. D’observation en contrainte, Ali Moini invente pour la danse une grammaire neuve. Où s’articulent et se mesurent corps et effort.
(...) le nouveau spectacle d'Ali Moini projette quatre interprètes dans un espace à la fois neutre et marqué par une structure qui se révélera sonore, plastique, intensément mouvante.
Des solos à la manière d'un échauffement ouvrent Gaugemancy. L'apparente et austère anarchie de ce début silencieux est bientôt contredite par des séquences de chiffres en voix off, autant d'indications pour les danseurs qui éprouvent le déséquilibre la torsion les limites. Peu à peu s'accroient les interactions entre eux et avec l'installation qui les englobe. Fait de poids et contrepoids —ballons lestés capteurs émetteurs— le dispositif agit sur et avec les performeurs, conditionne leurs gestes, qui, eux mêmes, produisent des effets ou modifient l'environnement sonore.
De "gauge", "jauger ou mesurer", comme la jauge qui indique la vitesse d'une voiture ou la quantité d'air dans le pneu qu'on regonfle, et de "mancy", "ensemble de croyances" comme dans "chiromancie" ou "cartomancie", Gaugemancy, avec son titre-valise, assume le paradoxe des êtres soumis à la pression extérieure et aux lois de la science, mais aussi doués de liberté, d'intuition, d'imagination.
Marie Baudet in La Libre Belgique 13 novembre 2018

Variations autour de la contrainte par Ali Moini, au Centre Pompidou  
Le chorégraphe iranien Ali Moini creuse une réflexion toujours aiguisée sur les motifs de la contrainte qu’elle soit choisie ou non. Avec quatre interprètes en scène, sa nouvelle pièce, dont il a aussi signé la scénographie, s’intitule Gaugemancy. Dans la foulée de son solo Man Anam Ke Rostam Bovad Pahlavan (2016), dans lequel il dialoguait avec une machine métallique qui le manipulait comme un pantin, cette création fusionne le thème du collectif avec celui des différences entre force et pression pour évoquer les notions de résistance et de dépassement. « La pression engendre le changement. Il nous arrive de souhaiter en jauger l’étendue. Il nous arrive même, par miracle, de tomber juste », explique-t-il pour évoquer ce spectacle qui puise ses influences auprès des pratiques des sourciers et des lutteurs comme des artisans ou des pâtissiers
Une étrange et détonnante entreprise de pression et de résistance. Un son-lumière aussi qui saisit. Bravo aux quatre interprètes qui tiennent le plateau.
Rosita Boisseau in Le Monde 9 novembre 2018





diffusion 2018
2 octobre 
: La Passerelle SN Saint Brieuc
6 novembre : Le Manège SN Reims

9+10+11 novembre : Centre Pompidou, Paris _ avec le soutien de la Fondation d’Entreprise Hermès dans le cadre de son programme New Settings
15+16 novembre : Charleroi Danse, Bruxelles